Troisième roman terminé!

                « F I N »

 

J'ai tapé ce mot sur mon clavier, hier, vers 17h.

 

Ça y est, mon troisième roman est terminé. Mon troisième bébé est né, ou peut-être devrais-je dire, mon quatrième, car il y en a bien un premier, qui ne verra jamais le jour... Bon, je vais m'arrêter immédiatement avec les métaphores de naissance car je ne veux pas avoir à parler de fausse-couche! 

 

Celui-ci m'a donné plus de mal.

 

D'abord c'est le premier où je ne me sois pas mise en scène. Il est écrit à la troisième personne et, pour la première fois, je vais dans la tête de tous les personnages pour essayer de comprendre ce qu'ils ressentent.

 

Il n'y a que quatre protagonistes, c'est tout! L'histoire qu'ils vivront ensemble n'est pas invraisemblable, elle aurait pu m'arriver, mais ce n'est pas le cas... En aurais-je eu envie? Je laisserai au lecteur le plaisir de se faire lui-même une opinion...

 

L'autre difficulté:  la chute du roman. Je ne voulais pas qu'elle soit «téléphonée». J'ai mis beaucoup de temps avant d'arriver à peu près à ce que je voulais. Je dis « à peu près », comment dire autre chose? Arrive-t-on jamais à être complètement satisfait de ce que l'on écrit?

 

C'est sans doute la même chose pour tous les créateurs. Je sais en tout cas que lorsque j'étais céramiste, je devais me contraindre à signer mes pièces, car il y avait toujours une légère insatisfaction qui me poussait à retravailler et retravailler l'argile, jusqu'à ce que j'apprenne, à mes dépens, qu'à trop vouloir la perfection, je finissais par faire moins bien que si je m'étais arrêtée plus tôt.

 

Et peut-être y a-t-il quelque chose d'attachant, d'émouvant même, dans cette imperfection qui donne une plus grande humanité à l'oeuvre? Bof, c'est sans doute ainsi que l'on se rassure lorsque, comme moi, on est encore un auteur débutant...

 

J'ai écrit hier, sur Facebook, que je ne savais pas si je devais être soulagée ou triste. Anne Bert m'a répondu: « Pourquoi? » J'aime  déjà beaucoup Anne, même si je ne l'ai encore jamais rencontrée, car elle va toujours un peu plus loin et contraint ses interlocuteurs à aller au delà de l'évident. 

 

Ce matin, avec le soleil qui brille, les fleurs partout sur les arbres fruitiers et toutes ces petites feuilles vert tendre qui apparaissent chaque jour un peu plus aux arbres, je ne suis pas triste, je suis fière d'avoir réussi à pondre ce troisième texte, et soulagée, oui, soulagée, parce que ce n'était pas joué d'avance.

 

Ne dit-on pas, ainsi que je viens de l'écrire à Clarissa Rivière, que chacun porte en soi un livre? Et dans mon cas, le deuxième, qui est la suite du premier, bon d'accord, jusque là, rien d'extraordinaire. Mais de me prouver à moi-même que j'ai encore un peu de carburant m'a fait du bien et m'a donné la conviction, qui me faisait défaut jusqu'ici, que j'ai vraiment envie et besoin de l'écriture et que je n'ai rien perdu au change en abandonnant la céramique pour me consacrer désormais à un autre mode d'expression. À ma place, ne seriez-vous pas soulagé vous aussi, cher lecteur, sans qui tout ceci n'aurait aucun sens?

 

Bien évidemment il me faut encore me lire et me relire, corriger les fautes, les redites, et les incohérences, mais l'essentiel est fait, et je peux même vous dire, dès maintenant, quel est le titre de ce troisième roman:

 

          « Soumise ... vous avez dit soumise ? »


J'ai d'autres projets, certains avec Nicolas, s'il arrive un jour à se consacrer un peu moins à ses autres activités et un peu plus à l'écriture. Et d'autres encore, en solo. Comme je l'écrivais à Thomas Galley, je ne suis pas encore asséchée, ce qui l'a beaucoup fait rire.

 

Reste à savoir si ce troisième roman plaira à celui sans qui rien ne peut arriver, mon éditeur. Il a déjà le deuxième sur son disque dur depuis un certain temps, et j'ai peur de le matraquer avec un troisième avant même que le verdict ne soit tombé pour la suite d'Échanges virtuels...

 

Il faudra pourtant bien que j'apprenne la patience ...

 

 

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