ÉCHANGES VIRTUELS : Nouvel extrait

 

29 juillet

 

Bonjour Maître,

 

J’espère que votre nuit a été remplie de caresses et de fantasmes délicieux.

 

Pour ma part, j’ai respecté vos consignes et j’attends votre feu vert pour me soulager. Cela m’est difficile mais je vous dois obéissance.

 

Je suis seule pour la journée. Nicolas est parti à Toulouse et ne rentrera que ce soir… La journée sera longue sans mes deux amants.

 

Y a-t-il la moindre chance que j’entende votre voix au bout du fil? Chaque fois que je vous pose cette question, vous n’y répondez pas. Est-ce délibéré? Si tel est le cas, dites-le moi et je ne vous ferai plus cette requête. Je ne veux pas vous agacer avec mes demandes irréalistes…

 

Je suis hantée par vous. Nos échanges, que je relis souvent, me font à chaque fois chavirer d’émotion. Ce n’est rien de dire que je suis droguée. Je n’ai jamais, jamais ressenti rien de pareil à part au début de ma relation avec Nicolas, quand il était en Asie et moi, encore à Montréal…

 

L’envie que j’ai de vous est à la limite du supportable. Votre corps, vos caresses, vos paroles, occupent ma tête et ma chatte toute la journée. Je m’imagine sous votre emprise, livrée à vos fantaisies, j’entends votre voix qui me commande, je me vois vous obéir, vous honorer comme vous le souhaitez, toujours salope, toujours chienne, obéissant à mon Maître adoré. 

 

Je vois bien ce qu’il y a d’inégal dans notre relation. Elle m’a complètement envahie, et cela pour mon plus grand bonheur, mais vous avez de votre côté beaucoup plus de distance. Votre expérience, votre métier, vous permettent de garder la juste mesure, comme vous me l’avez bien fait comprendre dans votre dernier mail.

 

Malheureusement, je ne sais rien faire à moitié. Je vous le répète, vous avez ouvert une boîte de Pandore avec vos mails anodins et vous en récoltez maintenant les fruits. J’ai toujours été et ne peux m’empêcher d’être candide et de me livrer, sans artifices, quelles qu’en soient les conséquences. Je prie que cela ne vous pompe rien d’autre que la queue. J’en serais malade!

 

Marie

 

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ÉCHANGES VIRTUELS: Retour en arrière

"...Lors de notre premier voyage en France, peu de temps après notre mariage, Nicolas et moi étions invités chez Bertrand, où étaient également conviés Pierre et Christophe, trois de ses plus vieux amis, afin que je fasse leur connaissance.

 

J’ai rapidement l’impression de les connaître depuis toujours tant ils sont gentils et pleins d’attention pour moi. La conversation s’anime pendant que Christophe remplit nos verres. Ils disent d’abord leur surprise que j’aie si peu l’accent québécois et je réponds que c’est sans doute au contact de Nicolas que mon accent s’est estompé. Ils me posent tout un tas de questions, auxquelles j’essaie de répondre le mieux possible. A mesure que les verres se vident, les gars commencent à se lancer des vannes et leurs éclats de rire fusent. Je ne comprends pas toujours de quoi il est question, mais peu importe, je suis contente de faire partie de cette intimité. 

 

Nous passons à table et les conversations se font de plus en plus coquines entre les quatre amis. Je suis vite larguée et Bertrand, qui en prend conscience, s’en excuse. Leur attention se porte alors sur moi. Ils n’y vont pas par quatre chemins. L’un d’entre eux me demande ce que je pense de Nicolas au lit, et comment se porte son goût de l’expérimentation. Je me sens rougir lorsque je réponds :  

 

« Je crois qu’il ne vous décevrait pas. Nicolas m’a, du reste,  beaucoup appris en la matière. 

 

« Je ne sais pas ce que vous en pensez les gars, mais moi, j’aimerais bien en savoir un peu plus sur les cours privés que Nicolas a donnés à notre nouvelle amie » déclare Bertrand, en quittant la pièce avec ses deux acolytes, les mains chargées d’assiettes vides.

 

Nicolas se penche alors vers moi et me dit à l’oreille : « j’aimerais que tu me fasses plaisir et que tu joues un peu avec eux. J’ai envie de leur montrer comme tu es belle et bandante. J’ai envie qu’ils en bavent d’envie. » Il a son petit sourire coquin au coin des yeux et je sais déjà que je vais craquer car je les trouve très séduisants tous les trois.

 

En guise de réponse, je m’approche de lui et je l’embrasse lascivement et me frotte à son corps. Je sens sa queue qui bande, tandis qu’il prend mes fesses dans ses mains pour m’attirer encore plus près de lui. Je lui murmure mon accord à l’oreille et le préviens qu’il risque fort de le regretter. Sa queue me dit le contraire…

 

Christophe apparaît alors dans l’encadrement de la porte et nous regarde. Il rameute ses comparses: « Eh les mecs, venez voir ce qu’ils font. Je crois qu’on risque de les perdre d’un instant à l’autre. »

 

Pierre et Bertrand reviennent vers la salle à manger et nous observent en riant. Je sens que tous mes restes de pudeur me quittent comme un vêtement qu’on retire. Je déboutonne lentement la chemise de Nicolas et je la lui retire. Mes mains caressent sa toison pendant que ma langue continue de lécher ses lèvres. Je m’éloigne alors de quelques pas et j’enlève ma robe en la faisant coulisser au dessus de ma tête. Je m’offre à leurs yeux avec toute mon impudeur. Mon regard se tourne vers les trois amis qui sont subjugués. Ils se demandent sans doute jusqu’où je vais aller.

 

« Je viens de recevoir des instructions de Nicolas qui souhaite vous montrer à quel point je suis bandante. J’ai bien envie de les suivre. »

 

J’ai décidé de jouer le jeu à fond. Je suis déjà très excitée lorsque ma main se glisse à l’intérieur de mon slip pendant que mes yeux vont de l’un à l’autre. Il ne faut que quelques instants à Christophe et Nicolas pour finir de nettoyer les reliquats du repas et tamiser les éclairages. Nicolas m’aide à monter sur la table après que j’aie abandonné mes chaussures. Les quatre amis s’assoient un peu en recul pour ne rien rater du spectacle que je vais leur donner. Je me livre alors à une danse lascive, en faisant onduler mes hanches au rythme de la musique très sexy qui nous accompagne depuis le début de la soirée. Mes mains vont vers mes seins mais se butent au soutien-gorge que j’ai vite fait de retirer. Mon regard ne quitte pas les quatre voyeurs. Nicolas a déjà libéré son dard et se caresse en me regardant.  Pierre défait sa braguette à son tour. Les deux autres ne tardent pas à les imiter. J’ai devant moi quatre hommes magnifiques qui se branlent en mon honneur. Je mouille de plaisir..."


 

Nouveaux romans

Recueil de nouvelles paru en décembre 2014

Le premier roman de Marie Godard

Recueils auxquels elle a participé

Marie et Nicolas ensemble sour la même couverture...