Textes choisis d'un admirateur passionné

Voici un nouveau texte de Claude Andréas reçu tout récemment et que j'ai eu envie de vous faire partager, avec sa permission. Décidément, je suis gâtée...

 

 

*   *   *   *   *   *   *   *

Rencontre de rêve

 

 

Chaque fois que je pense à toi, j'éprouve deux sentiments, celui de la grande tendresse que je te porte et celui du désir de toi.


Le premier me donne envie de te serrer très fort contre moi, de sentir ta chaleur, de te regarder dans les yeux, de t'embrasser doucement, de toucher le velouté de tes lèvres, de ton cou, d’enfouir mon nez dans tes cheveux, sur ta nuque et de te respirer à plein poumons, de caresser ta peau de mes doigts, ta gorge, tes narines, ton nez, tes paupières, tes oreilles, tes clavicules, sans oublier tes « salières ».


Puis vient le reste, qui en est la suite logique, le désir de connaître ton corps en te déshabillant lentement, et en embrassant chaque partie ainsi dévoilée, tour à tour, comme le feu qui se répand dans les broussailles.


Ta poitrine, comme j'ai envie de la téter longtemps, de la caresser, de la presser, comme pour en sortir le lait. Ensuite je retirerai ton pantalon ou ta jupe, je me mettrai à genoux devant toi et frotterai mon nez contre ton ventre, contre ton sexe encore recouvert de ta culotte, et je me délecterai de tes parfums.


Je m'enivrerai de tes odeurs les plus capiteuses. Celles de tes secrets intimes. Je caresserai tes jambes et tes pieds, partout ma langue sera la complice de mes mains.... puis je te guiderai vers le lit, et nous nous embrasserons. L’ardeur de tes baisers et l'intensité de tes gémissements et soupirs me diront quand tu seras prête.


Toi aussi tu sauras que je suis prêt en touchant mon sexe ardent. Tu me dévêtiras à ton tour. Lorsque je serai nu, tu découvriras ma queue toute fébrile et impatiente de te connaître en profondeur.  


Mais Marie, il faudra que tu ménages ton étalon si tu veux qu'il fasse une longue route avec toi. Nos corps s’enrouleront l’un dans l’autre, de mille façons. Nos ventres seront impatients, se presseront l'un contre l'autre et nos jambes s'enlaceront.


Nos lèvres seront soudées sauf quand nous  nous regarderons avec une fougue qui atteindra alors son paroxysme après une si longue attente.


Je serai plus que jamais à ton écoute, tu me guideras vers les choses de l'amour, et tu seras servie comme une princesse, toujours la première.

 

Claude Andréas

3 décembre 2012

 

 

*   *   *   *   *   *

 


Depuis la publication d'Échanges virtuels, j'ai reçu un bon nombre de courriers de lectrices et de lecteurs qui aiment mon travail et m'encouragent à continuer.

 

Tout récemment, j'ai reçu un courriel d'une toute autre nature, qui m'a été envoyé par un être exceptionnel. Avec sa permission, j'ai décidé de partager avec vous quelques textes magnifiques qu'il a écrits en mon honneur.

 

Si j'ai choisi de le faire, c'est que je les trouve beaux et très émouvants.

 

Heureusement que Nicolas n'est pas jaloux!

 

Voici le premier...

 

 

*   *   *   *   *   *   *   *   * 

 

Attraction callipyge

 

Je suis venu vous voir en France, j’ai loué une chambre d’hôtel à l’Excelsior. Une très belle vue sur les Pyrénées. Vous êtes là, à mes côtés. Nous nous préparons à sortir. Vous avez un jeans qui vous sied si bien. Les bords retroussés laissent voir vos chevilles fines que rehaussent vos sandales de cuir beige. Elles dévoilent vos pieds, si beaux… il faudra que je m’en occupe.

Nous marchons sur une rue commerçante, que vous connaissez bien, il y a du monde sur les trottoirs et pour plus de facilité, vous marchez devant moi, pas très loin. Je vois votre chevelure rousse, qui resplendit, vos épaules graciles sous votre chemisier vert pomme. Mon regard descend le long de votre dos et s’arrête sur vos fesses qui bougent au gré de votre démarche souple, continue…comme une gazelle au ralenti. Je vois aussi vos jambes galbées et vos pieds aux ongles peints en rouge. Mes yeux remontent et se fixent encore sur votre croupe… décidément, elle a quelque chose à me dire.

Je suis halluciné, concentré sur elle et vous, vous ne vous doutez de rien…ou alors vous feignez l’indifférence. Je suis de plus en plus soumis à la torture, je risque d’être distrait et de bousculer quelques passants tellement vos fesses accaparent ma vue. Et elles se dandinent de façon arrogante, devant moi, sans que personne ne s’en doute. Vous vous arrêtez puis entrez dans une échoppe, cherchez…vous parlez à un commerçant, je n’ai aucune idée de ce que vous dites, je suis perdu, le regard rivé toujours sur le milieu de votre corps. Je regarde ailleurs pour ne pas que mon obsession se voie. Mais plus forts que moi, mes yeux retournent au même endroit de votre corps.

Vous achetez du poisson et des légumes je crois. Il y a une cuisinette à l’hôtel. Nous revenons en déambulant de commerce en commerce. C’est beau, coloré. Les légumes, les fruits, les tissus, les articles en cuir…ça me change beaucoup de mon pays. Nous rentrons à l’hôtel, je vais à la salle d’eau, j’en profite pour prendre une douche car il faisait chaud dehors.

Quand je sors, vous avez troqué le jeans pour une robe de cotonnade, sans jupon, blanche, légèrement transparente. Se dessine votre slip en dessous, probablement diaphane et blanc, haut échancré. Vous êtes occupée près de l’évier à frotter ou couper je ne sais quel légume ou fruit. Et encore, vos fesses insolentes devant moi. Mais qu’est-ce qui m’arrive cet après-midi ?  

Vous me tournez le dos, toujours concentrée, je descends sur mes genoux juste derrière vous. J’ai envie d’honorer votre croupe, de la caresser, de l’aimer, là en ce moment, tout de suite, et vous, vous faites comme si de rien n’était. Je passe les mains sous votre robe le long de vos cuisses qui frémissent à mon contact. Mes mains remontent et en même temps entraînent votre jupe ample jusqu’à la taille. Votre culotte est encore plus fine, plus translucide que je ne l’avais devinée. Elle est simple, sans artifices, et englobe vos trésors les plus secrets. Elle vous colle à la peau pour vous dévoiler plus que nue, tout se devine. Je vois l’espace serré entre vos fesses, plus troublant encore, mes joues s’empourprent, et, plus bas, le renflement du slip moulé sur votre chatte épilée, les lèvres boudeuses, charnues…tout ce qu’il faut pour m’achever. Je suis rouge de peur et d’anticipation. Mon cœur bat au rythme de l’amour. Vous devez l’entendre tellement il cogne.

 

Je me calme un peu pour ne pas tout faire rater. Et vos fesses toujours provocantes, rondes, devant mes yeux. Votre jupe reste retenue autour de la taille. Je place mes mains sur le slip tout en haut sur vos hanches et très doucement, comme pour ne pas que vous vous en aperceviez, je le retire, centimètre par centimètre, en faisant des pauses et ainsi jusqu’aux genoux. Vous n’avez rien senti du tout ou faites semblant. Votre croupe est nue et d’un coup, vos odeurs intimes que j’avais flairées, m’assaillent. Je les respire à plein poumons, elles m’enivrent, me font tourner la tête comme aucun parfum n’a jamais pu le faire. Ces senteurs, c’est vous, femme, femelle, ce sont vos sucs qui s’exhalent de vous et qui embaument mes narines. Ma queue me fait mal, dure et tordue dans mon pantalon.

 

Je me ressaisis.

 

Mes mains tentent d’écarter vos fesses doucement pour ne pas vous effrayer. Vous avez une réaction, vous les serrez…mais mes mains vous caressent, le bas du dos, vos deux fossettes juste au-dessus de fesses, vos hanches…mes paroles vous rassurent, je vous dis que vous êtes magnifique ainsi vulnérable à mon désir, que vos parfums intimes me font perdre la tête, que je les aime et les respire.

 

Vous êtes rassurée, vos fesses se détendent et je puis enfin les écarter. Que c’est admirable, la plus belle vue possible de tout l’univers, vos lèvres sombres replètes à souhait, elles suintent leur nectar, votre périnée tout lisse et au-dessus l’étoile de votre anus, bistre, plissé, et humide. Vos sécrétions sont si abondantes qu’elles ont coulé. Votre périnée et votre petit orifice froncé en sont lustrés.

C’est ça le paradis. Mon nez et ma langue sont enfoncés dans le sillon de votre croupe. Je ne peux être plus proche du bonheur.

 

Votre position debout vous fatigue. Vous vous éloignez de l’évier pour prendre appui sur le comptoir de cuisine, sur les coudes. Votre torse fait équerre avec vos jambes, vos fesses s’épanouissent encore plus dans cette position et j’entends vos gémissements encore faibles. Vos hanches dansent légèrement de droite à gauche. Ma langue descend et écarte les lèvres de votre vulve, le goût de vos sécrétions est présent, extrêmement capiteux, le goût de la mer, du varech frais, légèrement salé. Vous gémissez plus fort. Votre sève blanche coule le long de vos cuisses, je m’en nourris, je la lèche. Vous frémissez de plaisir. Je vous goûte longtemps. Puis je remonte car jamais je n’ai oublié vos fesses qui m’obsèdent.

 

Je glisse ma langue sur votre anus qui se rétracte aussitôt, surpris, je le caresse de ma langue et avec mes mains qui vous frôlent les cuisses, vous vous détendez, votre œillet se relâche et s’ouvre. Je peux même y enfoncer ma langue et là, vous commencez à haleter très fort. En même temps, mes mains essaient de prendre vos seins écrasés sur le comptoir. Vous vous soulevez un peu pour m’aider à les atteindre. J’arrive à prendre vos mamelons et les pince avec mes doigts. Ils sont durs comme du marbre.

 

Et là, une idée de mâle me vient, je vous prends les bras et place vos mains sur vos fesses de part et d’autre du sillon, emprisonnées dans les miennes. Avec mes mains sur les vôtres je vous demande d’en élargir la crevasse. Vous vous rebellez, j’insiste, vous sentez ma détermination, vous dites non mais je suis ferme, vous vous rendez à ma volonté. Mes mains tout doucement se retirent mais vous vous esquivez, je reprends vos mains dans les miennes et les replace sur vos fesses, avec plus de fermeté.

 

Finalement, vous vous soumettez au mâle.

 

L’une de mes mains part à la recherche de votre sein, l’autre, avec l’index, sépare vos lèvres d’en bas, trempées, napées de sève, … très vite je remonte à la commissure des petites lèvres et je touche enfin votre clitoris. Vous êtes complètement vaincue, votre reddition est totale et…votre ventre entame une houle voluptueuse. Vous êtes tout sauf indifférente, vous participez passivement, amoureusement. Je commence avec mon doigt un mouvement alterné un peu circulaire. Je fais ça d’instinct car je ne sais pas comment vous vous masturbez.

 

Votre croupe réagit en dansant de plus en plus, ma langue s’enfonce encore plus loin dans votre cul. C’est bon, un goût un peu âcre, propre et grisant. Votre culotte entrave vos genoux, qui ont gagné en écart, augmentant ainsi l’indécence de votre pose. Mon doigt s’active de plus en plus en suivant le rythme de vos gémissements que ma langue accompagne. Votre clitoris semble être une perle sur mon doigt, et ça glisse et vos soupirs et …mon sexe qui est de plus en plus raide mais… il attendra.

 

Ce sont vos fesses que j’honore aujourd’hui. Elles d’abord.

 

Mes doigts sur votre mamelon serrent, frottent…ma langue va et vient dans votre fondement, elle me fait mal tellement je l’active. Votre bouton se rétracte un peu sous son capuchon, je savoure ma victoire proche. J’accentue le mouvement… langue, doigt, lèvres… en accélérant. Vos cuisses frémissent, vos hanches ondulent de plus belle, vos jambes sont maintenant tendues, vous êtes sur la pointe des pieds pour mieux raidir votre bas-ventre et y apporter tout le sang nécessaire à la jouissance.

 

Puis vous vous figez, immobile, les muscles de vos jambes sont bandés, bassin en avant, bassin cambré au maximum…votre respiration devient syncopée, vous me dites : « Je vais jouir », suivi d’un long feulement puis d’un cri rauque qui vient du plus profond de vos poumons, une saccade de gémissements l’accompagne. Puis les secousses sismiques, les convulsions qui vous tordent, les contractions si puissantes que mes doigts et ma langue perdent leur place, votre orgasme est magnifique, total, dure très longtemps, vous criez mon nom et moi qui suis si près de vous, quel spectacle vous venez de m’offrir!

 

Longtemps, comme lors d’un tremblement de terre, des secousses secondaires font frémir tout votre corps…vous êtes épuisée, par ma faute... vous vous laissez tomber sur le plancher, retenue par mes mains, et nous nous allongeons l’un contre l’autre.

 

Vous me souriez timidement, craintivement, encore toute remuée par cette explosion. Vous savez que j’ai été l’acteur et le témoin privilégié de votre orgasme, un orgasme de femme, infiniment consentante, l’acte le plus beau qu’il m’ait été donné de voir. Vous m’avez fait confiance et vous en remercie, vous me pardonnez mon insistance de vous avoir forcée à m’aider avec vos mains.

 

Nous nous embrassons, nos langues goûtent votre sève, vos effluves intimes, celles de votre anus et de nos salives mélangées. Je ne veux rien perdre et je vais en recueillir avec mes doigts dans votre sexe qui déborde de crème. J’en apporte à nos bouches et nous nous en repaissons en nous l’échangeant.

 

L’absolu vient de se réaliser et nous en sommes les auteurs, encore incrédules de ce que la nature nous offre.

 

Nous nous endormons à même le sol, comme deux bêtes repues. Mon sexe a depuis longtemps retrouvé son état de repos, il aura son tour mais aujourd’hui c’est votre croupe qui était à la fête. Vous êtes à moitié nue, le slip toujours aux genoux, les jambes légèrement pliées, les fesses exposées, impudique mais combien merveilleuse et désirable.

 

Je me lève car mon sexe frémit à nouveau à vous voir ainsi…je veux que vous vous reposiez. Je vous porte sur le lit et vous recouvre d’un drap. Je dépose un baiser très doux sur votre front, vos yeux…place votre belle chevelure rousse sur le côté de l’oreiller, vous avez l’air heureuse, le visage transfiguré. Je vais lire un magazine.

 

La soirée sera belle et demain encore plus.

 

Claude Andréas

18 octobre 2012 

 

 

*   *   *   *   *   *   *   *   *

Nouveaux romans

Recueil de nouvelles paru en décembre 2014

Le premier roman de Marie Godard

Recueils auxquels elle a participé

Marie et Nicolas ensemble sour la même couverture...