Histoires de femmes: quelques extraits

Fin d'un rêve

 

« Tu es belle mon Amour, si tu savais comme tu me plais ! Je n’ai qu’une seule envie, celle de te faire jouir. Je rêve depuis des semaines que je te prends dans mes bras et que je caresse tous les recoins de ton corps jusqu’à ce que tu m’implores d’arrêter tant tu es épuisée par le plaisir que je te donne ; j’imagine que je te fore avec mon sexe jusqu’à ce que nous jouissions tous les deux, encore et encore. En as-tu envie autant que moi ? »

 

Je n’ai vraiment entendu que deux mots de ce qu’il vient de me dire : « mon Amour » ! Il vient de prononcer ces mots magiques que toutes les femmes rêvent d’entendre. Il lit sans doute l’émotion sur mon visage car il se lève de table et vient s’agenouiller à mes pieds.

 

Il prend ma tête entre ses mains et m’attire tendrement vers lui. Nos bouches affamées se joignent et nous échangeons un long baiser où se mêlent nos salives. Nos langues se découvrent avec passion. Je sens mon sexe qui s’éveille tant ce baiser me laisse imaginer combien sa bouche sera habile lorsqu’elle parcourra mon corps. Je veux m’abandonner à ses caresses, je veux qu’il m’aime, qu’il soit fou de moi, qu’il ne puisse plus se passer de moi, car je ne peux déjà plus me passer de lui... 

Leçon d'amour

 

Katia s’approche de Mireille, qui la prend dans ses bras. Elle est raide comme un piquet lorsque de la main, Mireille soulève son menton et la regarde tendrement :

 

« Je vais juste t’embrasser. Tu verras comme c’est doux, des lèvres de femmes. » Et sans lui laisser le temps de réagir, elle approche sa bouche de celle de Katia qui ferme aussitôt les yeux tant elle est ébranlée par ce qu’elle s’apprête à faire.

  

Dès que leurs lèvres se touchent, Katia est étonnée de la douceur et de la légèreté de celles de Mireille. La sensation n’a rien de commun avec les baisers échangés avec Joffrey. Ni frénésie, ni ardeur, juste une incroyable sensualité qui suscite en elle la surprise et la confusion. Mais qu’est-ce que je fais ? Je me laisse embrasser par Mireille, ma cousine, une lesbienne !

 

Elle ne peut pourtant s’empêcher d’entrouvrir les lèvres pour accueillir la langue de Mireille qui vient aussitôt caresser la sienne. Katia n’aurait jamais imaginé que le baiser d’une autre femme puisse être aussi excitant...

 

Elles s’embrassent ainsi pendant un long moment. Mireille n’est pas pressée, elle ne veut surtout rien faire qui risquerait de compromettre le scénario qui vient de germer dans son esprit. Ses mains parcourent tendrement le dos de sa cousine. Katia ressent cette caresse comme un délicieux frôlement qui la fait frissonner des pieds à la tête.

 

« Laisse-moi te caresser, lui chuchote Mireille à l’oreille. Si tu n’aimes pas ce que je te fais, je m’arrête tout de suite. Tu veux bien ? »

 

Katia acquiesce d’un signe de tête mais son visage montre à quel point elle est incertaine, embarrassée, honteuse peut-être même, de céder ainsi à sa cousine. 

Parus en 2015

Recueil de nouvelles paru en décembre 2014

Le premier roman de Marie Godard

Recueils auxquels elle a participé

Marie et Nicolas ensemble sour la même couverture...